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Les navires français à Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940 lors de l'opération Catapult - 2ème partie

Article posté le 03-11-2014 dans la catégorie Histoire et Technologie

Deuxième et dernière partie de cet article. La première partie se trouve ici.

D - Le cuirassé Bretagne

La Bretagne était quatrième dans la liste des départs, dernier cuirassé, seul le transport d'Hydravions Commandant Teste était encore plus au fond de la rade. A l'instar du Provence et du Strasbourg, les commandant Le Pivain décida de prendre les devants en constatant - de loin - la mascarade qui se déroulait sur le Dunkerque. Le Pivain refusait d'être pris en enfilade, son objectif était de larguer les amarres, sortir rapidement du port tout en serrant la jetée sur sa gauche pour ne pas gêner la sortie des unités rapides. Les amarres furent rapidement larguées, mais le navire n'ira pas plus loin.

L'étude du cas de la Bretagne est assez problématique, car le rapport (voir ouvrage mentionné plus haut pour la Provence) est très succint, les sources rares. Cela peut être attribué au peu d'intérêt qu'on porté les marins à un navire détruit, au contexte de la situation dramatique de l'époque, donc à plein de choses. 

Tout d'abord faisons un bilan de ce que nous savons avant analyse, d'après le rapport ou des témoignages souvent mentionnés, sur la Bretagne en cet après-midi tragique :

  1. Touchée à 17H58, disparue à 18H05
  2. Elle a réussie à larguer les amarres
  3. Le commandant avait fait mettre les moteurs en route pour sortir du port, mais à décidé d'échouer le bâtiment après avoir été touché
  4. N'a pas tirée, les tourelles sont restées dans l'axe.
  5. Quand le navire a été atteint (à la troisième salve britannique), il a pris une grande erre, due à l'explosion peut être combiné aux moteurs en route
  6. Que l'impact a provoqué, immédiatement ou non, une explosion massive qui a rapidement entraîné le chavirement du navire "en une vingtaine de secondes" (témoignage de Léon Leroux, sur le Dunkerque). Il s'agit en fait d'une vingtaine de secondes comprenant les derniers instants du navire.
  7. Qu'entre-temps toutes les communications internes étaient devenues diffiçiles voire impossibles.

Concernant les impacts :

  1. Nous lisons parfois "coulée suite à l'explosion de ses chaudières", ce qui est une erreur
  2. Coulée suite à l'explosion de ses soutes à munitions de 340mm
  3. Coulée suite à l'explosion de ses soutes à munitions de 138mm
  4. On lit parfois 2 impacts, parfois 3...

A partir de là, j'ai rassemblé de tout ce que j'ai pu comme documentation pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. Internet et ouvrages, j'ai pris tout ce que j'ai trouvé.

Passons ensuite aux photos.

Tout d'abord, voici celle-ci que l'on légende souvent comme étant celle de l'explosion fatale :

Vous remarquerez la fumée importante donnant une idée d'une explosion gigantesque liée à une explosion des soutes de 340

La même photo sous un autre angle nous le confirme cette explosion massive :

Maintenant, l'eau rentre par l'arrière à très grande vitesse comme sur la Provence. Une photo prise juste après l'explosion montre déja un léger enfoncement, la Bretagne est à droite, le Strasbourg en train de quitter son mouillage est lui à gauche :

Le commandant aurait donc décidé de mettre les moteurs en avant pour échouer la bâtiment (chose que l'on fera plus tard sur la Provence). Nouvelle photo, des plus intéressante : 

  1. Un impact de gros calibre, là où se trouvait le Strasbourg quelques instants plus tôt
  2. Une fumée noire et intense sort de la cheminée avant, montrant que les moteurs sont lancés
  3. Idem pour la cheminée arrière. Sauf qu'ici, on remarque le geyser important de vapeur, signe que les chaudières se vident, ce qui va de facto diminuer l'alimentation en vapeur des dynamos et entraîner une baisse de l'alimentation électrique du cuirassé, confirmée par les témoignages, et rendre les communications diffiçiles.
  4. Les dégâts et l'intense fumée noire, nous allons détailler cela juste après
  5. L'arrière déja enfoncée

Maintenant, analysons en détails la zone touchée, à quelques secondes d'intervalle :

On remarque plusieurs choses :

Ainsi les photos le montrent, oui le cuirassé n'a pas été pulvérisé comme on le lit dans bien des ouvrages ou sur des sites Internet, mais les dégats occasionnés et l'explosion montrée par les photos ne laissent aucun doutes quant à leur origine.

Un cliché de cette zone du navire, prise vers 1938-39 nous montre nettement qu'à cet endroit on ne trouve pas d'armement en dehors des tourelles de 340 : 

Maintenant, pour finir la partie photographique, les derniers instants du navires vus du Strasbourg :

Cette dernière est terrible : le cuirassé se couche, sa coque verte apparait. A l'avant, on voit des dizaines de marins sautant du navire.

Ces trois clichés nous montre que le cuirassé est toujours "intact", qu'il n'a pas encore sauté... La fumée de l'incendie du carburant en train de brûler ou celle sortant des cheminés est toujours là, et s'estompe peu à peu à la fin...

Les photos semblent nous montrer un impact sur deux niveaux aux environs très proches d'une ancienne casemate de 138mm :

La casemate, placée entre les tourelles IV et V de 340, sur le pont principal, contenait quatre canons de 138 mm:

Je dis "contenait", car ces pièces, trop basses, furent retirées durant une des refontes du navire durant l'entre-deux guerres.

On y trouve la vanne de noyage des soutes de 340 (bleu), mais surtout une importante soute à huile (rouge) à bâbord.

Enfin, dernier plan, le deuxième faux-pont :

J'ai entouré en rouge les bases des tourelles IV et V de 340 pour y voir plus clair. On remarque que toute cette zone, en bleu, est un magasin à torpilles et contient aussi des tubes lance-torpilles sous-marin. Ces équipements ont eux-aussi été supprimés lors des modernisations du cuirassé. A quoi à pu servir cet espace après? Stocker du carburant? Possible, étant donné que le niveau de ce pont est sous la ligne de flottaison et que le navire a été passé d'une chauffe au charbon à une chauffe au mazout dans les années 20.

Après de nouvelles recherches voici (presque) le mot de la fin, en détail. Même si cela n'éclaircit pas tous les éléments à 100%, on en est pas loin!

Voici ci-dessous une photo d'une maquette (source SteelNavy) du maquettiste renommé Jim Baumann, représentant la Bretagne à la fin des années 20 (d'où quelques différences par rapport aux photos prises à MEK).

Cuirassé Bretagne

A 18H59 lors de la troisième salve britannique, le navire est donc atteint simulanément par deux obus. Le premier touche la navire sous la ligne de flottaison en arrière de la tourelle IV (1). Il explose dans une zone ou sont stockés des munitions de 340mm. S'agit-il tout simplement d'une soute à munitions ou d'obus en attente d'être chargés? Toujours est-il qu'une importante explosion se produit, qui souffle les cloisons étanches dans cette zone du navire. La déflagration tue tout le personnel se trouvant dans l'arrière du navire, et réduit cette zone du cuirassé à l'état de brasier.

Paradoxalement l'explosion a ouvert une énorme brèche dans la coque, dans laquelle l'eau s'engouffre rapidement, à un rythme estimé de 300 tonnes par minute, étouffant les incendies à proximité immédiate de l'impact (c'est peut-être tout simplement pour cela que l'arrière du navire n'a pas complètement explosé).

Cet obus vient d'endommager gravement le cuirassé. S'il avait été le seul, le commandant Le Pivain aurait pu peut être échouer la navire, comme il le souhaitait. Cependant, nous l'avons dit, un deuxième a touché le navire au même moment que le premier, et celui-ci signe l'arrêt de mort du cuirassé puisqu'il va le clouer sur place! Il a traversé la casemate N°13 et a explosé dans la chaufferie arrière (rues de chauffe 5 et 6), tuant tout le personnel qui s'y trouvait. A propos de  cet obus :

- Le geyser de vapeur sortant de la cheminée arrière s'explique sûrement par cette explosion dans la chaufferie.

Cet obus a non seulement amputé le navire d'une majeure partie de son appareil propulsif, mais il a également détruit, en complément des incendies,  le système de communication interne d'une partie du navire. Cela explique que dans le rapport officiel, on lise que toute communication interne est devenue diffiçile voire impossible.

Ci-dessous, un morceau de plan du navire, montré plus haut, mais actualisé, montrant l'impact du premier obus.

Impact arrière

Le navire commence alors à être enveloppé rapidement par les flammes et la fumée, du mât arrière à la cheminée avant (on le voit sur une des photos plus haut dans cet article).

Ensuite, les photos sont absentes.

7 minutes plus tard à 18H06, alors que le navire a atteint 40° de gîte à tribord et coule par l'arrière (les dernières photos le montrent), deux obus touchent le navire au centre: un au niveau de le tourelle III de 340mm et l'autre au niveau du mât avant, mettant le feu à des munitions anti-aérienne stockées dans des casiers à proximité des canons (certainement ceux de 75mm).

Puis alors que la gîte atteint 80°, une explosion massive se produit (certainement explosion des soutes de 340 de la tourelle III et/ou de celles des casemates de 138). C'est la fin du navire.

 

E- Le contre-torpilleur Mogador

Le Mogador faisait partie du groupe de 6 contre-torpilleurs qui s'étaient engagés dans la passe pour sortir du port. Si 5 d'entre-eux réussiront, cela ne sera pas le cas du Mogador. En effet, alors qu'il est à la tête des 6 escorteurs, il est atteint par un seul obus, mais un obus de gros calibre (381mm) qui le touche à son extrême-arrière, faisant exploser les 16 grenades sous-marines de 250kg chacune, stockées sous le pont. Le navire ne coulera pas, et cela relèvera du miracle : un telle explosion coulera plusieurs destroyers durant la guerre.

Le fait que le Mogador ait survécu peut être attribué au fait qu'il s'agissait d'un gros navire pour sa catégorie (les alliés reclasseront d'ailleurs les contre-torpilleurs français en croiseur légers). Si la poupe du navire français est déchiquetée, qu'il n'y a plus de gouvernails, les hélices sont presques intactes, les machines aussi, et cela est dû au fait que la cloison blindée séparant la soute à munition des tourelles de 130mm de l'arrière du bâtiment a résisté à la déflagration!

Une photo d'une maquette du navire montre cette zone avec des mines sur le pont. A Mers-El-Kébir, il n'en portait pas, mais avait ses grenades sous-marines, qui elles étaient stockées sous le pont :

Après l'attaque : on remarque que les deux tourelles de 130 mm sont très endommagés :

Hélices presques intactes, mais plus de gouvernails :

6- Le transport d'hydravions Commandant-Teste

Ce navire, cinquième dans la liste des départs, est aussi un miraculé, puisqu'il était dans l'alignement des cuirassés, juste en arrière de la Bretagne. Il ne fut pourtant atteint par aucun coup direct ou indirect, mais juste par des éclats, et ne comptera pas de victimes. Le seul dégât notable, selon le rapport qui figure dans l'ouvrage "Le Béarn et le Commandant-Teste", est qu'un éclat important à endommagé le mât arrière, "qui devra être coupé par sécurité".

Le mât en question :

Avec cette petite partie sur le Commandant-Teste, s'achève la journée du 3 juillet 1940. Le bilan avec cette photo prise probablement juste après l'attaque :

  1. Le Dunkerque échoué
  2. Même chose pour la Provence dont des nuages de vapeur et de fumée s'échappent encore, la lutte contre les incendies durant jusque dans la nuit
  3. La Bretagne retournée
  4. Le Commandant-Teste miraculé
  5. Le Mogador avec l'arrière encore en flamme

6- Terre-Neuve, Esterel et Armen, Sétoise et Grouin du Cou

Il est très rare de trouver des informations sur ces navires dans le contexte de Mers-El-Kébir.

Le 6 juillet, les anglais lancent une seconde attaque pour achever le Dunkerque, suite à la "fuite" (voir premier partie de l'article) mentionnant que le navire était en fait peu endommagé. Parce que l'amiral Sommerville l'a demandé afin d'épargner la vie des civils car le Dunkerque est échoué devant Saint-André, elle se fera par la voie des airs. Cependant, le Dunkerque ne sera pas touché... directement.

En effet, Gensoul, fidèle a ce qu'il fait depuis le début de l'histoire, a laissé le cuirassé sans protection : pas de filets pare-torpilles, la DCA légère n'est pas armée (la DCA lourde ne pouvait être utilisée faute d'alimentation électrique) car il veut montrer que le navire est abandonné, et laisse amarré à côté du navire des patrouilleurs chargés de grenades sous-marines, toutes armées...

Malgré le désastre de l'attaque du 3 juillet, la reconnaissance aérienne est toujours pitoyablement organisée, et c'est presque à la dernière minute que les français voient les avions britanniques armés de torpilles arriver. Enfin.. les entendent-ils, car il est 6H15 du matin, et le pont avant du Dunkerque est couvert d'hommes dormant à la belle étoile.

L'attaque aurait cependant pu être un fiasco : aucune des torpilles lancées par les avions des trois vagues successives ne permettra d'avoir un coup direct sur le Dunkerque, notamment parce que les têtes des torpilles étaient défaillantes. Cependant, cela ne sera pas suffisant pour éviter un nouveau drame :

Quelques minutes plus tard : une explosion gigantesque se produit, projetant débris et gerbes d'eau sur 100 mètres de hauteur. L'enquêtre déterminera que 14 des 44 grenades sous-marines du Terre-Neuve ont explosé (soit l'équivalent de 8 torpilles britanniques), car l'une d'entre-elles s'est déclenchée suite à la pression (le navire étant coulé).

Les dégâts sont considérables cette fois-ci : l'explosion, à environ 5 mètres de la coque du cuirassé, a tordu et déchiré la coque sur toute sa hauteur, délogeant et perforant toutes les plaques de blindage. Il est presque certain que si les soutes de 330mm n'avait pas été noyée par le commandant Seguin du Dunkerque à la vue de la première vague d'avions ennemis, elles auraient explosée entrainant la perte définitive du navire.

Les dégâts font que 20.000 tonnes d'eau s'invitèrent à bord du cuirassé, l'échouant un peu plus, entrainant une gîte de 5 degrés compensée par le système d'équilibrage du navire. L'explosion a également désaxé le télépointeur de l'artillerie principale, et l'eau a à présent envahie les salles des machines et plusieurs locaux importants du grand navire.

Le Terre-Neuve explosant :

Après l'attaque, le mât du navire dépasse hors de l'eau devant le Dunkerque très endommagé :

L'Esterel :

Après l'attaque du 6 juillet : Le Terre-Neuve coulé (1) tout comme l'Esterel (2) :

Les dégâts sur le Dunkerque, au niveau de la tourelle II de 330 mm : tout l'extérieur a été déchiqueté et les cloisons et ceintures blindées déformées :

4- What if...

Il est courant de lire sur les forums ayant pour thème le domaine du naval et abordant le sujet de Mers-El-Kébir, des phrases dans ce style :

Je pense qu'il est intéressant de revenir sur ces points.

Tout d'abord la question du fait que nos navires n'ont pas eu de chance : cette constation est sujette à discussion dans la mesure où 1297 marins ont perdu la vie...

D'un autre côté, le Commandant-Teste s'en est sorti intact, le Mogador est un miraculé, la Provence n'a pas été loin de subir le même sort que son jumeau la Bretagne, le Strasbourg s'en est sorti avec un morceau de béton dans la cheminée.

Ensuite, en ce qui concerne une lutte en pleine mer, il ne faut pas se leurrer, cela aurait tourné encore plus au désastre pour la Marine Nationale.

En effet, comme mentionné plus haut, aucun des navires français n'avait été conçu pour résister aux obus de leurs adversaires du jour. Un combat en pleine mer aurait entrainé la perte de tous les navires français avec des pertes en vies humaines encore plus nombreuses. La seule alternative, aurait été de laisser la Bretagne et la Provence échouées dans le port, et que le Dunkerque et le Strasbourg s'échappent à pleine vitesse. Un combat aurait été impensable.

C'est sûr ce point que Churchill a été très fort : il a pris quasiment zéro risque pour son escadre en la faisant attaquer des navires inférieurs, coincés dans un port étroit. Et l'on pourrait facilement croire l'Amiral Sommerville quand, dans une lettre à sa femme, il disait avoir manqué d'agressivité : les dégâts auraient pu être bien plus importants le 3 juillet. En ce sens, pour les anglais, le seul risque de l'opération Catapult, était que la France rejoigne le camp de l'Axe.

5- Que reste-il de MEK?

Aujourd'hui, qu'il s'agisse de la base ou des navires, que reste-il?

La base, nous l'avons dit, était l'objet d'importants travaux, initiés à la fin des années 30 sous l'impulsion de l'amiral Darlan qui voulait industrialiser l'Afrique du Nord et et avoir une base navale supplémentaire d'envergure, en plus de Toulon, en Méditérannée, Bizerte étant trop étroite. Les travaux visaient donc à doter la base de tout ce qu'avait Toulon : cales sèches capables d'acceuillir des grands navires, jetées assez longues pour protéger des vagues l'intérieur de la rade, dépôts de carburant, docks flottants, bunker, PC enterrés...

Ils furent donc commencés la veille de la guerre, avec pour principal maître d'oeuvre la société Schneider. Celle-ci continua les travaux malgré la guerre, bien que fortement ralentis évidemment par les évènements ou le manque de ciment spécial. Dès la fin du conflit, ceux-ci reprirent de plus belle, et la base fut non seulement terminée - au début des années 50-, mais elle devient en plus une base "anti-atomique", avec des galeries souterraines longues de plusieurs centaines de mètres pour rendre difficile voire impossible sa capture. Il y avait suffisamment de vivre pour tenir des mois.

La base devait rester propriété française malgré l'indépendance de l'Algérie, pour une durée d'au moins quinze ans, les français devant choisir de rester ou non(3), mais ils partirent dès 1967, laissant cette merveille aux Algériens. On notera au passage, le gaspillage important de ressources puisqu'au final cette base ne sert plus à la France...

Et les navires? 

 (1)Etant donné ses dommages, notamment à l'appareil propulsif (qui avait été détruit par les français), et les ressources nécessaires pour transformer un cuirassé, très endommagé, en porte-avions de taille réduite.

(2)En 1945, on ne transforme plus les cuirassés en porte-avions. Mais en France le débat fait encore rage pour ce que l'on doit faire du Jean Bart, rentré en France, pour savoir si l'on doit l'envoyer à la casse, le transformer en porte-avions, ou le finir en cuirassé avec des équipements modernes.

(3) De nombreuses sources mentionnent le fait que la France payait un loyer à l'Algérie. Cependant, une question posée au gouvernement dit le contraire, et que cette base était bien une propriété française.


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